Mayday
  • LE MAG
    • Actus
    • Base des deals
    • Portraits
    • Podcast
    • Eclairages
    • Hors série
    • Evènements
  • ENTREPRISES A REPRENDRE
  • MAYDAY JOB
  • Carte de France
  • NOS SOLUTIONS
  • CONNEXION
Mayday
  • CONCEPT
  • LE MAG
  • ENTREPRISES A REPRENDRE
  • MAYDAY JOB
  • Carte de France
  • NOS SOLUTIONS
  • CONNEXION
0
  • ACTUALITES
    • ACTUS
    • BASE DES DEALS
  • PORTRAITS
  • ECLAIRAGES
  • EVENEMENTS
  • PODCAST
  • HORS SERIE
  • ACTUS

#Tribune : Les fonds d’investissement face à la menace des procédures collectives, anticiper pour prévenir 

  • 14 novembre 2024

L’année 2024 marque le grand retour des faillites. Sur les six premiers mois de l’année le nombre de défaillance a augmenté de 21 % par rapport à l’année dernière dont une augmentation de 38% pour les redressements judiciaires. Et le secteur du capital-investissement n’a pas été épargné, avec, encore récemment, la société ÿnsect, pépite de la French Tech qui avait levé près de 500 millions d’euros et qui vient d’annoncer sa mise sous sauvegarde judiciaire. Parallèlement, les retards de paiement se sont allongés (passant à 51 jours en moyenne en 2024) selon deux études réalisées à la rentrée (Coface et Altares). La seule certitude que nous pouvons avoir est que la capacité d’anticipation reste la qualité maitresse pour éviter des liquidations immédiates. Sur ce sujet les fonds d’investissement doivent apprendre à changer leurs méthodes de surveillance de leurs participations pour éviter d’être mis devant le fait accompli de la cessation des paiements. C’est dans ce contexte que le 24 septembre dernier, le cabinet d’avocats Taylor Wessing conviait clients et partenaires à une table ronde intitulée « Solutions pour redresser les participations en difficultés » en présence de Nicolas de Witt, avocat associé corporate chez Taylor Wessing, Kristell Cattani, avocate associée restructuring chez Taylor Wessing, Arnaud Marion, manager de crise et CEO de l’IHEGC (Institut des Hautes Etudes en Gestion de Crise), Clotilde Delemazure, associée prévention et restructuration chez Grant Thornton et Adrien Baquet, Business Manager Senior chez Delville Management. Kristell Cattani revient pour Mayday sur les principaux enseignements de cette soirée.

Traditionnellement, les fonds d’investissement, lorsqu’ils prennent des participations, règlent par la négociation du pacte d’actionnaires le degré de reporting auquel ils entendent astreindre le dirigeant et son équipe et les décisions qui sont soumises à leur veto. Par ce mécanisme ils estiment avoir une vision globale des performances de la société et des engagements qu’elle prend sans pour autant prendre le risque d’une mise en œuvre de leur responsabilité. Pour autant, l’expérience montre que les informations qui sont sollicitées ne sont pas suffisamment précises pour identifier en amont une future situation de crise. A titre préliminaire, il faut rappeler que l’inquiétude de la mise en œuvre de responsabilité liée à un soutien abusif n’est pas fondée. D’une part cette notion n’existe plus dans le code de commerce mais en outre, l’article L 650-1 du code de commerce limite drastiquement la responsabilité du pourvoyeur de crédit.

Il n’existe aujourd’hui pas de raison pour qu’un actionnaire financier n’ait pas une vision précise de la situation financière de l’entreprise dans laquelle il a investi.

Si l’information à aller chercher est définie, cette connaissance permet d’envisager avec l’équipe dirigeante les actions à envisager si cela s’avère nécessaire.

Ainsi, l’accroissement des délais de paiement par l’entreprise de ses fournisseurs d’un trimestre à l’autre ou le décalage du paiement des charges sociales (et ce même si cela ne concerne que les charges patronales) sont notamment des indices qui doivent conduire un actionnaire investisseur à se rapprocher du dirigeant et de ses collaborateurs pour comprendre la nature des difficultés rencontrées.

Lorsque la situation de l’entreprise est envisagée suffisamment en amont, le dirigeant peut solliciter l’ouverture d’une procédure amiable : mandat ad hoc ou conciliation.

La procédure de conciliation est prévue par les articles L.611-4 à L.611-15 du code de commerce.

Il s’agit d’une procédure confidentielle, ouverte par le Président du Tribunal, au bénéfice de toute société qui éprouve une difficulté juridique, économique ou financière et qui ne se trouve pas en état de cessation des paiements depuis plus de 45 jours.

Dans le cadre de l’ouverture de cette procédure sur requête du dirigeant, le Président du Tribunal désigne un conciliateur (proposé par le dirigeant) pour une durée qui ne peut excéder 4 mois (+1 mois) avec pour mission de l’assister dans ses discussions avec ses créanciers, partenaires et/ou ses cocontractants afin de mettre un terme aux difficultés rencontrées.

L’objectif de la conciliation peut être double :

  • parvenir à un accord avec les principaux créanciers permettant d’améliorer la situation financière, économique ou juridique de l’entreprise et garantir la pérennité de son exploitation
  • Organiser la cession partielle ou totale d’une entreprise dans un cadre in bonis ou par cession pré-pack

Les moyens pour y parvenir sont les suivants :

  • Confidentialité de la procédure
  • Autonomie de gestion de l’équipe de direction en place (aucune ingérence du conciliateur)
  • L’homologation permet de donner un privilège aux investisseurs qui auront apporté des financements dans le cadre de la conciliation (New Money) et/ou traitement fiscal favorable des abandons de créance
  • Les cautions (et assimilées) personnes physiques et morales peuvent se prévaloir de l’accord constaté ou homologué
  • Octroi de délais de grâce de deux ans
  • Impossibilité de demander l’ouverture d’une procédure collective par un créancier.

Le succès des procédures de prévention est de 80% soit le double des procédures de redressements judiciaires.

Cette procédure permet donc de sécuriser un nouvel investissement mais également de céder une participation de manière encadrée et préparée. L’intérêt pour un actionnaire investisseur est donc réel : non seulement l’éventuel nouvelle levée de fonds se fera de manière réfléchie avec un privilège et en permettant de réfléchir à de nouvelles règles de reporting mais si la levée de fonds n’est pas possible, la sortie par une cession est toujours facilitée lorsqu’elle est mise en œuvre in bonis.

Par Kristell Cattani, avocate associée chez Taylor Wessing

✉️ Pour ne rien manquer des opportunités et informations du marché du retournement, inscrivez vous à notre newsletter !

Article précédent
  • ACTUS

#Zoom: MS-Innov, the specialist in state-of-the-art industrial robotics, is looking for investors

  • 13 novembre 2024
Lire l'Article
Article suivant
  • ACTUS

#Zoom: MS-Innov, Spezialist für modernste Industrierobotik, sucht Investoren

  • 14 novembre 2024
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article
  • ACTUS

#Actu : Administrateur et mandataire judiciaires, qui sont les futurs professionnels ?

  • 31 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS
  • DEALS

#Deal : Rossow stabilise sa formule

  • 31 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS
  • APPEL d'OFFRES

#Veille : Opportunités et tendance de la semaine

  • 27 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS
  • DEALS

#Deal : Aleph Networks change de moteur de recherche

  • 27 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS

#Zoom : Entreprise varoise de maçonnerie générale et travaux publics, forte de 60 ans d’expertise, recherche un repreneur

  • 27 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS

#Zoom : CLIM8 seeking investor or buyer

  • 27 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS

#Zoom : CLIM8 cherche un investisseur ou un repreneur

  • 24 juillet 2026
Lire l'Article
  • ACTUS

#Zoom : N.ICE (ICE Water Management) cherche un repreneur

  • 24 juillet 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

MAYDAY
  • Newsletter
  • Nous contacter
  • Mentions légales
  • CGV/CGU
  • Connexion
La plateforme du retournement & des reprises à la barre

Input your search keywords and press Enter.

Mayday Mag utilise des données non sensibles comme des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience et optimiser les fonctionnalités des réseaux sociaux.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies dans les conditions prévues par notre politique de confidentialité. Vous pouvez modifier vos préférences à tout moment en revenant sur ce site.
Accepter En savoir plus
Privacy & Cookies Policy

Privacy Overview

This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these cookies, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may have an effect on your browsing experience.
Necessary
Toujours activé
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.
Non-necessary
Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. It is mandatory to procure user consent prior to running these cookies on your website.
Enregistrer & appliquer