White & Case promeut cinq associés à Paris au 1er janvier 2027. En restructuring, Julien Faure s’associe aux côtés d’Anne-Sophie Noury, à la tête de la pratique, et d’Alicia Bali, au sein de l’une des plus importantes équipes de la place.
Titulaire du DJCE de Rennes et diplômé d’HEC Paris, il débute chez Weil, Gotshal & Manges en Private-Equity. Le dossier Conforama le fait basculer dans le restructuring et lui fait rencontrer Anne-Sophie Noury, de retour de BDGS chez Weil. Ils conseillent Clayton, Dubilier & Rice dans le cadre du rachat de l’enseigne aux créanciers qui ont pris le contrôle du groupe, représentés par Saam Golshani. Il passe ensuite quatre ans et demi aux côtés d’Anne-Sophie Noury et Jean-Dominique Daudier de Cassini, dans une équipe tournée vers les débiteurs et leurs actionnaires : Vallourec en 2021, face à Apollo, EuropaCorp, Orpea, Orchestra ou Presstalis. En 2024, il suit Anne-Sophie Noury qui rejoint White & Case pour diriger la pratique restructuring à Paris.
Un avocat tout terrain
Rompu aux restructurations côté débiteurs et sponsors, il représente aussi chez White & Case le côté créanciers. Il conseille notamment Davidson Kempner qui, avec Fortress, prend le contrôle de Bourbon par conversion de dette. De cette double expérience, il tire une conviction : « pour être le plus performant d’un côté, il faut avoir l’habitude de conseiller également de l’autre côté ». C’est ce que les clients viennent chercher : « cette capacité à se mettre dans la tête de la partie adverse ».
Il gère aujourd’hui une douzaine de dossiers, pour moitié côté sociétés, pour moitié côté créanciers, en majorité des fonds d’investissement. Attentif avant tout à « la complexité d’une situation » plutôt qu’à la taille des dossiers, l’avocat intervient également en judiciaire et en reprise.
Le prochain flux : les LBO
Alors que les défaillances progressent depuis deux ou trois ans, l’avocat intervient notamment dans le retail, l’énergie, l’infrastructure et l’automobile, parmi les secteurs les plus touchés. Il se prépare au prochain flux de dossiers qui viendra des LBO conclus après la pandémie « sur la base de valorisations élevées et de dette peu chère » et qui arrivent à maturité. De ce point de vue, la réforme de 2021 a changé la donne, en rééquilibrant les forces entre actionnaires et créanciers. Les classes de parties affectées permettent de réduire le poids d’un actionnaire dont les titres n’ont plus de valeur, ce qui a suscité « pas mal d’appétence de la part de nouveaux acteurs qui entrent dans la dette », assure l’avocat. L’application forcée interclasses reste rare, mais « le simple fait que ça existe, ça modifie les comportements des gens sur les dossiers et rend certaines solutions amiables tangibles ».
Une équipe en croissance
L’équipe restructuring intervient sur les plus importantes opérations du marché, mais traite également tous types de dossiers à fort enjeu en amiable et en judiciaire, notamment des LBO en difficulté. La promotion de Julien Faure accompagne la croissance d’une équipe passée de 7 à 14 avocats depuis 2024, qui compte désormais trois associés, Anne-Sophie Noury, Alicia Bali et Julien Faure, ainsi que Saam Golshani qui intervient également sur de nombreux mandats de restructuration. Le cabinet, qui fête ses cent ans à Paris, promeut également Victoire Segard en contentieux, Juliette Brasart et Claire Sardet en fiscalité et Mounia Larbaoui en arbitrage.
Par Cyprien de Girval