L’Association des Jeunes Professionnels du Restructuring (AJR) démarre un nouveau chapitre avec Benoît Melin, qui succède à Lisa Ducani à la présidence de l’association. À ses côtés, huit professionnels dynamiques et motivés composent le bureau, alliant expérience et renouveau et reflétant la diversité des métiers présents au sein de l’AJR. Ensemble, ils entendent continuer à développer l’association, qui, dix ans après sa création, reste un lieu incontournable de rencontres, d’échanges et de progression pour les jeunes talents du retournement en France.
Mayday : L’AJR a fêté ses 10 ans cette année. Pourriez-vous nous dire où en est l’association dix ans après son lancement ?
Benoît Melin : Dix ans après sa création, l’AJR s’affirme plus que jamais comme un lieu de rencontre, d’échanges et de progression pour l’ensemble des jeunes professionnels du Restructuring en France, quels que soient leurs métiers. L’association rassemble désormais près de 200 membres, un niveau inédit qui témoigne du dynamisme de notre communauté et de l’intérêt croissant pour nos actions.
Nous avons consolidé nos activités historiques — nos verres et conférences, organisés régulièrement, restent au cœur de notre ADN — tout en élargissant les formats et les thématiques proposées. Nous veillons notamment à proposer des conférences qui ouvrent le regard au-delà de notre quotidien professionnel, à l’image des interventions d’Arnaud Jerald ou de Thomas Porchet.
Notre podcast continue de se développer, avec un épisode consacré aux affaires spéciales qui sera diffusé d’ici la fin de l’année. Nous poursuivons par ailleurs le programme de coaching lancé avec les WIR et multiplions les collaborations avec d’autres associations reconnues du secteur. L’AJR renforce également son rôle auprès des étudiants : nous intervenons désormais auprès d’un nombre croissant de masters spécialisés en France.
Enfin, nous restons attentifs aux attentes de nos membres et explorons de nouvelles pistes (annonces à venir à la rentrée) afin de faire évoluer l’association en phase avec leurs besoins. Nous cherchons à inventer les 10 prochaines années de l’association. L’AJR avance, s’ouvre et se transforme, portée par une génération qui veut être actrice dans son secteur.
Mayday : Vous êtes le nouveau Président de l’AJR. Pourriez-vous nous présenter votre parcours et votre ambition pour l’association ?
Benoît Melin : Je travaille depuis près de douze ans chez Eight Advisory, où j’ai débuté ma carrière au sein de l’équipe Restructuring menée notamment par Cédric Colaert. C’est là que j’ai tout appris, aux côtés d’une équipe passionnée, dans un cabinet qui est passé en une décennie d’environ 150 collaborateurs à mes débuts, à plus de 1 000 aujourd’hui, répartis au sein de 16 bureaux, en Europe et aux Etats-Unis. Cette trajectoire m’a profondément marqué : elle m’a appris qu’une organisation évolue, se réinvente, se structure et grandit grâce aux personnes qui la font vivre.
Ce parcours m’a naturellement conduit à m’investir dans l’AJR, dont je partage pleinement l’esprit d’ouverture, d’entraide et de transmission. C’est avec cet état d’esprit que j’aborde ma présidence de l’AJR. Mon ambition est de continuer le travail de mes prédécesseurs et projeter l’association dans une nouvelle dynamique : amplifier notre rôle de fédérateur, développer des espaces de réflexion, renforcer nos liens avec les autres associations du secteur, proposer des sujets qui reflètent mieux les transformations du Restructuring et offrir à nos membres des opportunités concrètes pour se rendre visibles, progresser et s’épanouir.
Je souhaite aussi que l’AJR reste profondément ancrée dans sa mission : être une association faite par et pour les jeunes professionnels qui feront le Restructuring de demain. Cela implique d’innover, d’écouter, de tester, de s’adapter — et de continuer à montrer que la jeune génération a des idées, une énergie et une vision à apporter à la filière.
Mayday : Pourriez-vous nous présenter les membres de votre bureau qui vont vous accompagner dans votre mission ?
Benoît Melin : J’ai la chance d’être entouré d’un bureau composé de huit professionnels passionnés, issus de métiers différents, représentatifs de la richesse de notre écosystème, mais rassemblés autour de la même envie : faire avancer l’association et accompagner son évolution.
Quatre membres, déjà en poste, apportent stabilité, continuité et une connaissance précieuse des rouages de l’association : Camille Moïse, avocate chez Racine et Vice-Présidente, est la mémoire vive de l’AJR et une garante essentielle de notre organisation. Morgane Michel, avocate chez Bersay et secrétaire générale, assure avec rigueur et énergie le suivi de nos actions. Léa Bertin, chargée d’affaires chez Banque Delubac & Cie, veille notamment au suivi de la trésorerie, ainsi qu’à l’animation des événements avec Pierre-Adrien Guigon, mandataire judiciaire au sein de l’étude Guigon Associés, qui contribue à l’organisation des événements et apporte un regard sur notre écosystème.
À leurs côtés, quatre nouveaux membres ont rejoint le bureau cette année et apportent un regard neuf, clé pour adapter nos priorités aux besoins actuels de l’association : Gwenaelle de Girval, avocate chez Valmy Avocats, assure notamment la communication et anime la réflexion autour thèmes choisis pour les conférences. Sibylle Meneux, administrateur judiciaire stagiaire chez AJLink, et Sollenn Schlatter-Drillet, avocate chez Rescue, gèrent notamment le suivi global des adhérents, du traitement des candidatures au suivi des mises à jour de nos membres (annuaire et autres support). Et enfin, Edern Lagadec, avocat chez Racine, apporte son aide précieuse sur l’ensemble des chantiers, et portera un nouveau projet que nous espérons voir se concrétiser en 2026.
Cette combinaison entre expérience et renouveau est un véritable atout. Ensemble, nous partageons les mêmes priorités : multiplier les occasions de rencontre, renforcer nos partenariats, varier les thèmes de nos conférences et podcasts, innover dans nos formats… bref, continuer à faire grandir l’AJR tout en restant fidèle à ce qui la rend unique.
Propos recueillis par Cyprien de Girval
