Quelques années auront suffi à faire changer d’échelle la pratique restructuring d’Osborne Clarke. Lancée en janvier 2021 par Nassim Ghalimi, associé, avec Paul Lafuste et Mathilde Rousseau, aujourd’hui counsels, elle compte désormais sept avocats et s’est progressivement imposée sur des dossiers de plus grande envergure. Une croissance qui n’a pas modifié les fondamentaux de l’équipe, attachée à la technicité des sujets et à une forte culture contentieuse.
Osborne Clarke est un cabinet d’avocats fondé en 1748 à Bristol, qui compte aujourd’hui plus de 1 700 avocats dans le monde dont 300 associés, principalement en Europe. Son bureau parisien, ouvert en 2013 et co-dirigé par Catherine Olive et Maxime Pigeon, réunit plus d’une centaine d’avocats et une vingtaine d’associés.
Nassim Ghalimi y dirige la pratique restructuring, qu’il a créée à son arrivée. Formé chez Gabriel Sonier à partir de 2004, il y devient associé en 2010 avant de rejoindre Veil Jourde l’année suivante, où il reconstruit une pratique alors laissée en jachère, avec l’appui de Paul Lafuste, recruté comme stagiaire en 2013, puis de Mathilde Rousseau, arrivée en 2015. Depuis plus de dix ans, ces trois avocats constituent le noyau de l’équipe, dont Paul Lafuste et Mathilde Rousseau sont aujourd’hui counsels. Déjà épaulée par Pierre Gille et Alice Herbreteau, l’équipe s’est encore renforcée avec l’arrivée, en septembre 2026, de deux nouvelles collaboratrices, Manon Schmidt et Louise Ledemé.
L’équipe intervient principalement aux côtés des débiteurs et des repreneurs, avec une clientèle de fonds qui s’est développée ces dernières années, notamment Arcole et Impact Partners. Elle s’appuie également sur les synergies avec les autres départements du bureau parisien et, pour les dossiers transfrontaliers, sur les autres bureaux européens d’Osborne Clarke.
La répartition entre procédures amiables et judiciaires s’établit à environ 50-50, avec une quarantaine de dossiers actifs en permanence. L’équipe intervient dans tous les secteurs et sur des dossiers de tailles très diverses, de la PME à l’ETI, y compris cotée.
Parmi ses références récentes figurent notamment le groupe d’EHPAD Philogeris, ainsi que Hopium, cleantech cotée spécialisée dans les piles à combustible à hydrogène, dont le plan de redressement, adopté après constitution de classes de parties affectées, a permis de ramener le passif de 40 à moins de 10 millions d’euros. Parmi les dossiers actuellement suivis peuvent également être citées les procédures collectives des groupes Maury Imprimeur (secteur de l’imprimerie de labeur), et Maisons Pierre (spécialisé dans la construction de maisons individuelles).
Ce qui distingue l’équipe tient à sa capacité d’adaptation aux différentes configurations rencontrées, grâce à la combinaison d’une forte technicité et d’une véritable culture contentieuse. Là où certaines équipes délèguent ces sujets ou les traitent à la marge, l’équipe restructuring d’Osborne Clarke les intègre pleinement à sa pratique : vérification et contestation du passif, actions en responsabilité contre les dirigeants ou actionnaires, extensions de procédure ou encore contentieux liés aux plans de continuation et de cession.
Cette exigence se retrouve dans le recrutement et la formation des avocats. Elle se traduit également par les sollicitations d’administrateurs et de mandataires judiciaires, qui font appel à l’équipe sur des dossiers à fort enjeu ou présentant une dimension contentieuse marquée. « Notre leitmotiv, c’est la relation de confiance. Avec nos clients, mais aussi avec l’ensemble de l’environnement du dossier », souligne Nassim Ghalimi.
Depuis l’arrivée de Nassim Ghalimi chez Osborne Clarke, l’équipe a plus que doublé et poursuit sa montée en gamme, tout en conservant la polyvalence, la technicité et la créativité qui structurent sa pratique.
Par Camille Rougeau